04 septembre 2018

créer ses fenêtres

    Les hommes bâtissent, entre eux, des murs blancs, blancs de silence. Au sol, grouille le brouhaha, des gens qui  se décroisent sans s'apercevoir. Ils ne s'aperçoivent de rien d'ailleurs, de là non plus. Ils marchent derrière, après. J'étouffe, je marche des yeux, je cherche l'oiseau libre. Y en a-t-il toujours un qui passe aux fenêtres ? Je ne vois  qu'un nuage, un nuage à peine. Je me noie dans l'indicible espoir.    
Posté par francoisebonnel à 07:27 - Commentaires [13] - Permalien [#]