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  Dans chaque ville ou village, il y a La Place de La Révolution...

  Avant la révolution, le pays appartenait aux riches à la maffia. Les esclaves entretenaient les propriétés. Les différences de classes sociales n'étaient plus tolérables.  L'état a fait table rase de ce système injuste et corrompu. Les palais, aux luxueux décors, les haciendas ont été attribués aux pauvres. Comme je vous l'ai déjà dit, les cubains sont tous logés gratuitement. Leurs maisons appartiennent à l'état. Si bien que la vente n'existe pas, ils les échangent sur la place de La Révolution. Quand les enfants deviennent adultes, ils restent dans le logement familial . Ne possédant rien, ils ne se marient guère. Toute religion est tolérée. Les enfants restent avec la mère, ils se séparent le ventilateur, la machine à laver le linge et la TV. Des immeubles ont été construits pour accueillir occasionnellemnt les victimes des typhons des tremblements de terre, très fréquents à Cuba.

 

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 Le problème avec un salaire de 30 CUC ( je me répète ) ils ne peuvent entretenir les maisons, souvent des trésors d'architectures.

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  Avant l'arrivée des touristes, il n'y avait pas de mendicité puisque tous avaient le même niveau de vie, le même salaire. Dans les rues, maintenant, ils tentent de demander 1CUC mais toujours en échange d'une posture traditionnelle, d'un sourire, d'un morceau de salsa, d'un cigare de contrebande.

 

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 Dans l'embargo qui les étouffe, le tourisme ( ils visent 5 millions de visiteurs l'an prochain) est une entrée de devises. Je m'y suis sentie mal à l'aise. dans les hôtels 4* avec de la " bouffe " à gogo, des douches, de la climatisation, des piscines.. Les cubains à La Havane par exemple n'ont pas d'eau courante tous les jours, souvent 1j sur 2. Ce tourisme, dont j'ai fait partie, leur souligne davantage la difficulté à vivre les pénuries.

 Ils ont tenté le chemin de l'égalité. C'est bien dommage que, entre autres, le capitalisme les étouffe.

 En ce moment, ils ont des difficultés avec le Brésil, où, ils  ont envoyé 8000 médecins cubains. A Cuba tout toubib gagne comme un ouvrier 30 CUC ; au Brésil ils gagnent beaucoup plus et doivent redonner 75% de leur salaire à l'état cubain. Le Brésil n'est plus d'accord avec ce principe de reversion à l' état cubain... affaire à suivre...

 Avec ce choix de salaire égal pour tous, ils trouvent difficilement des PDG et les  diplômés sont souvent dans des emplois subalternes. Il manque aussi d'entreprises compétitives sur le marché international sans machines outils, sans machines agricoles..

Je ne sais pas si l'homme, là ou ailleurs dans le monde, est prêt à vivre l'égalité, la fraternité... C'est un chemin bien difficile. De tout coeur, je leur souhaite bonne chance dans leur idéologie.

 

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 Ce sont les cubains, plus que les paysages qui m'ont marquée. Malgré leur vie difficile, ils ne perdent rien de leur dignité, de leur gentillesse, de leur hospitalité, de leur humour.

 

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