rouillon 25-02 015

    

 J'avais mal en regardant ces femmes, ces hommes manifester, hier, sous une pluie glaçante. Ces femmes, ces hommes parqués derrière des rideaux noirs de CRS fermés.

Ces gens qui ne réclament que le droit de vivre décemment de leur salaire comme des millions d'autres.

Le peuple, les appelle-t-on, la France d'en bas face à la France d'en haut.

Honte à notre société actuelle de formuler cette analyse.

Certains répondront, en se déculpabilisant, qu'ils sont dans des associations caritatives ou qu'ils fournissent de l'aide à ces pauvres travailleuses et travailleurs. Certes, c'est mieux que rien. C'est ainsi que fonctionnait la noblesse jadis envers le tiers-état.

Ces gens qui crient leur misère et l'injustice n'ont pas besoin de charité, ils veulent que leur travail soit revalorisé afin de vivre dignement, comme les autres.

Les Champs Elysées ont été vidés, enfin hier soir, pour que d'autres, les plus nantis viennent faire leurs achats de noël dans les magasins dégueulant le luxe et la surconsommation.

 Voilà les petits bourgeois, les riches sécurisés. Encore une fois.

 Mais pour combien de temps.

Les cris de pauvreté se lèvent de partout, en France et ailleurs. Il est temps de réformer la société.

Dans les pays qui ont trop tardé à cela c'est l'extrême droite qui en profite pour s'immiscer dans l'esprit des laisser pour compte désabusés.

Il est temps de partager.

 On ne peut chercher l'égalité mais on peut offrir à tous une vie décente.

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Elle est belle ma photo d'un monde aride ?